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Traqués - Ian RANKIN

Titre original : Blood Hunt (1995)
traduit en 2007
431 pages

Le sujet
Jim Reeve, un journaliste écossais sur la piste d'une énorme affaire de pollution au PrP (protéine du prion) via des pesticides fabriqués par la CWC (Co-World Chemicals) est retrouvé dans une voiture fermée à clef de l'intérieur à San Diego. Il s'est apparemment fait sauter la cervelle. Son frère, Gordon, fait le voyage pour rapatrier le corps. Très vite, il a l'intuition que son frère ne s'est pas suicidé, c'est que notre Gordon n'est pas un lapin de 6 semaines : c'est un ancien agent du SAS (Special Air Service) à présent retraité et organisateur de stages de survie le week end pour cadres en mal de sensations. Bien sûr, les ordonnateurs du meurtre de Jim l'ignoraient, et se retrouvent en quelque sorte, du "beau" gibier, CWC désire garder certaines expériences secrètes, des scientifiques témoins de méthodes redoutables doivent se taire, si possible à jamais. La CIA ferme les yeux ; la police est contaminée par l'appât de l'argent. Reeve doit compter sur lui même s'il veut survivre dans cette nouvelle jungle. Kosigin qui travaille pour la CWC, semble être le manipulateur de cette sombre affaire et pour se débarrasser du frère parti sur le sentier de la guerre, il fait appel à Jay, lui aussi ancien militaire du SAS, que Gordon reconnaît alors qu'il le croyait mort au cours de leur dernière mission durant la guerre des Malouines. Bientôt, la traque s'engage entre les deux hommes férocement déterminés à en découdre. La chasse se déroule entre les Etat-Unis, la France, l'Angleterre et enfin l'Ecosse. Gordon va recourir à toute sa panoplie d'agent d'infiltration pour parvenir à venger son frère, se disculper des morts semées sur sa route et faire tomber la multinationale empoisonneuse mondiale. Mission accomplie.

Le verbe
...Allerdyce cavale comme s'il avait un cactus dans le cul alors que tous les proctologues sont à Hawaï. Il sait qu'il lui est arrivé un truc, la nuit dernière, mais il ne sait pas quoi.
Mon complément
C'est mon fidèle ami Didier qui m'a incité à découvrir cet auteur écossais né en 1960 et "père" de l'inspecteur Rebus. Ian Rankin donne corps à un homme animé de sentiments contrastés : un homme appelé "le philosophe" par ses camarades parce qu'il lit Nietzsche, un homme révolté qui se dit "anarchiste". Cet homme, nous le suivons pas à pas, haletant avec lui, sombrant avec lui dans un cauchemar de sang. Courses poursuites, rencontres parfois amicales et utiles, parfois vénémeuses qui l'obligent à se transformer en prédateur pour sauver sa peau. Un homme prêt à tout pour faire jaillir la vérité. Un très bon polar plus orienté sur la "traque" que sur le sujet de la "pollution", mais qui donne tout de même des pistes sur les dangers de la grande production agroalimentaire. Nous n'en avons jamais douté. En plus, Ian Rankin a un style qui me plaît bien ! Celui de l'humour désenchanté.

4 commentaires:

Didier a dit…

Je ne l'ai pas lu, je m'en suis tenu à la série de l'inspecteur Rébus qui me fait visiter au gré de ses enquêtes Edimbourg que j'ai en partie maintenant l'impression de connaître, surtout son pub favori (qui existe).
Un intérêt de cette série dès le premier volume (le moins intéressant) , outre des enquêtes très intéressante c'est de voir l'évolution de la société. Le premier tome date de 1987, Rébus, jeune policier fait avec les moyens de l'époque, puis arrivent, les années passant, les téléphones portables, l'ADN..., Rébus viellit, sa vie familiale et sentimentale sont chaotiques, l'alccol, les problèmes de société, et puis maintenant l'âge de la retraite approche.
L'expression "humour désenchanté" est exact, mais dans la série Rébus le cynisme sur la vie, la société et les politiques est omni présent et justifié.

fred a dit…

Je n'ai pas lu ce polar et ne connais pas cet auteur, mais je retiens son nom. Comme tu sembles apprécier les séries noires, j'attire ton attention sur James Ellroy, que tu as peut-être déjà lu. Sinon, tu peux sans problème lire son célèbre "Dahlia noir", d'une densité époustouflante (mais ne regarde pas le film je t'en prie qui ne rend pas justice au roman), ou alors son passionnant "Browns'requiem". On retrouve chez Ellroy une écriture puissante, avec ce désanchantement que tu apprécies, mais sans l'humour toutefois. Bonnes lectures.

Wictoria a dit…

Didier
je compte bien poursuivre avec les Rébus :)

Wictoria a dit…

Fred
je n'ai jamais lu James Ellroy, comme je te l'ai déjà dit, je suis une "ignare" côté classique...mais je rattrape un peu le temps perdu ! les auteurs classiques obligés durant la scolarité m'ont vacciné des "pavés" à peu près indigestes...j'ai honte mais c'est ainsi...là, dernièrement j'ai eu envie de relire Flaubert, je pense qu'il va me plaire. Mais j'ai tant de livres dans ma "pile à lire" (PAL) que je "saute" d'un genre à l'autre, à la fin d'un bouquin, je choisi le prochain. Je fréquente également les bibliothèques, avec ma "liste à lire" (LAL), j'y trouve parfois un titre ou un auteur qui "matche", ce fut le cas avec le scriptorium de Paul Auster que je viens de commencer ; c'est un petit livre, j'en aurai vite terminé !
Pour la suite, mon coeur balance entre Jean-Paul Sartre et Jostein Gaarder :)
on verra bien !

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