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Le mystérieux locataire - Joseph Sheridan LE FANU

Librairie José Corti

Le sujet
Recueil de 6 nouvelles fantastiques qui mettent en scène la mort, le diable et quelques bonnes âmes, suprises dans leurs candides croyances.

1) Le mystérieux locataire (récit de 1850)
Une famille unie et heureuse héberge un locataire qui traîne la mort dans son sillage...

2) Le pacte de Sir Dominick (1872)
Sir Dominick a fait un pacte avec le diable, mais il ne le sait pas ou ne veut pas le comprendre. Après que le diable se soit mis à son service quelques années, les rôles s'inversent... pour l'éternité semble t'il...

3) La vison de Tom Chuff (1870)
Chuff est un homme méprisable, il passe son temps à boire, battre la campagne et sa famille. Un jour, il est témoin d'une vision qui le terrorise. Il croît être mené en enfer mais bénéficie d'une remise de peine. Pour combien de temps ?

4) Etranges manifestations dans la rue Aungier (1853)
Deux étudiants en médecine louent une maison. La nuit, ils deviennent les proies d'étranges visions et malgré leur septicisme, finissent par croire aux maléfiques apparitions de l'ancien résident, un juge qui a fini par se pendre. Les deux hommes finiront par déménager pour échapper à ce fantôme pour le moins épouvantable.

5) Mort d'un sacristain (1871)
Après une vie dissolue, un homme revient dans son village et en devient le sacristain. Il ne raconte rien de sa vie d'avant. Un jour, il disparaît, on le retrouve mort, apparemment mortellement sonné par une des cloches qu'il voulait dérober. Son corps est mis dans une remise en attendant l'enterrement. C'est alors qu'arrive un mystérieux cavalier (un envoyé diaobolique ?) sur une monture noire et étrange, venu réclamer le corps.

6) Le familier (1851)
Un ancien capitaine de vaisseau menant une vie des plus sérieuses s'apprête à se marier. Mais, surgit du fond de sa mémoire, un homme l'observe, menaçant. Il ressemble tant à ce marin qu'il a déclaré mort. Mais c'est impossible, cet homme là est plus trapu, plus affreux, plus diabolique. Mais alors que lui veut-il ? Désormais, sa vie devient un vaste désespoir. Dieu même ne peut le sauver, puisqu'il n'y croit pas. Il n'y a que la mort.

Le verbe
Je me demandais sans trêve pourquoi mon enfant, mon enfant innocent avait été frappé, envoyé au tombeau, et surtout pourquoi ma femme, que j'adorai et dont l'idéal, j'en suis certain, consistait à louer et à glorifier Dieu, son créateur, devait subir une telle torture et souffrir de cette calamité que seul un démon avait pu imaginer, non un Dieu ! Ce Dieu, si grande était ma torture morale, je le raillais et le blasphémais avec la rage et le désespoir impuissants d'un damné en proie à ses tourments éternels.(Le mystérieux locataire)
Mon complément
Le Fanu est vraiment l'auteur gothique, s'il fallait n'en désigner qu'un. Avec lui, nous entrons dans le monde des croyances en un Dieu tout puissant, assorti de son ombre, telle la deuxième face de Janus : le diable évidemment. Je suis enchantée de découvrir cet auteur, Le Fanu : grand organisateur des frayeurs indicibles, celles que l'on ne peut raisonner ; y entrer et y rester peut-être !

1 commentaire:

Lou a dit…

J'avais manqué cette critique mais avec le recul, merci beaucoup ! Je connais Le Fanu par ses vampires mais je n'avais pas repéré ce volume-ci. Je viens donc de l'ajouter précieusement à mes envies sur amazon.

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