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Le sang du moine - Peter TREMAYNE

titre d'origine : The Monk who Vanished (littéralement : le moine qui se volatilisa), 1999
traduit en français en 2006
éditions 10/18

Le sujet
Irlande, an 666. Soeur Fidelma, religieuse et avocate, dispose de 9 jours pour disculper son frère Colgú, le roi de Muman, accusé par les Uí Fidgente. Colgú a pourtant failli succomber lors d'un attentat, de même que Donennach, le prince des Uí Fidgente, tous deux ayant été la cible d'un archer particulièrement maladroit. Aidée de son fidèle compagnon Eadulf, Fidelma part sur les routes à la recherche des véritables coupables, et tentent de rassembler des preuves.

Le verbe
Certains vont se battre parce qu'ils n'ont pas le choix. D'autres découvrent qu'ils ont des affinités avec la mort et la destruction, alors ils écument le pays à la recherche de personnes intéressées par leurs talents de guérriers. Seul les intéresse l'argent qu'on leur donnera pour exercer l'unique occupation qui les excite - semer la ruine partout où ils passent.
Mon complément
Ceci est un découverte d'une série d'enquêtes du même genre. Bien entendu, nous pouvons aborder les romans individuellement les uns des autres. Une notice historique brossant le tableau géographique nous donne en préface les élements utiles à notre bonne compréhension. Soeur Fidelma est en quelque sorte le double féminin de Frère Cadfael (XII ème siècle), le détective bénédictin de la romancière Ellis Peter.

Avec Fidelma, nous découvrons les arcanes de la société celte du VII ème siècle, les moeurs, les croyances, fortement imprégnées des ancêtres, les supersitions.

Un petit mot sur les différentes tonsures dont il est question dans le roman :
tonsure Saint-Jean
(pour les Celtes)

tonsure de Saint-Pierre
(pour les Romains - et Saxons)
"corona spina"
Une histoire drôlement bien ficelée, un brin complexe avec les noms de lieux et de personnages pas faciles à lire (les noms ressemblent un peu aux noms des personnages de science fiction, les mateurs ne seront pas troublés !), avec un final théâtral à la Hercule Poirot, où, alors que tout le monde est rassemblé, le coupable (un coupable que je n'ai pas vu venir) est désigné dans les toutes dernières pages !

Les enquêtes de soeur Fidelma : un personnage attachant, d'autant qu'en ces temps, les religieux des deux sexes étaient autorisés à cohabiter dans les monastères, et même à se marier. Evidemment, Fidelma et Eadulf sont amis, mais il ne manque pas grand chose pour qu'ils deviennent plus. Sauf que l'un attend que l'autre fasse le premier pas et inversement.

4 commentaires:

berlioz a dit…

J'ai lu le premier de la série dans lequel on découvre les deux enquêteurs récurrents. Je me suis bien amusé en le lisant mais ne suis pas d'avoir envie de lire les autres. On verra bien avec le temps...

Wictoria a dit…

Berlioz
le pb avec les "séries", c'est que l'on peut passer à côté d'autres découvertes, j'avoue que je lirai bien volontiers le tome où Fidelma et Eadulf se marient :)

Michel a dit…

Est il besoin de se marier ?

Mais cette série est superbe et les reflexions sur l'évolution d'une religion est passionnante, même pour un athée !

Wictoria a dit…

Bonsoir Michel, j'avoue être tombée sous le charme de ce couple peu orthodoxe :)

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