de Nathalie Rheims
Un livre de la rentrée littéraire 2008.
180 pages
Le sujet :
Pourquoi Roland semble-t'il de moins en moins présent au terme des 6 jours ?
p 21On entendit un miaulement dans la pièce. Un chat l'avait suivi. C'était son unique compagnon ; il l'avait appelé Cheshire, en hommage à Lewis Carroll.
p 107Chaque histoire déposée dans ma chambre était une étape de ce voyage intérieur, chaque livre un caillou blanc semé dans la forêt de l'oubli. Il ne fallait pas chercher à remonter le temps, c'était inutile, mais il fallait avancer, jour après jour, conte après conte.
Mon complément :
Un livre cadeau !!!!

Voici le mien.
L'histoire est originale, certains lecteurs n'ont pas manqué de souligner de fortes affinités avec l'essai de Bruno Bettelheim "Psychanalyse des contes de fées" (The Uses of Enchantment), un livre datant de 1976, que j'ai lu il y a 30 ans. Bon, je l'avoue, à part une maigre relation aux contes d'enfants, ce roman n'a rien à voir. Peut-être l'histoire fleurte-t-elle avec la psychanalyse dans la mesure où Roland est du métier mais la ressemblance s'arrête là. Le récit frôle à peine une éventuelle explication psychanalyste, vraiment.
Il est question de 6 contes : la Belle au bois dormant, Blanche Neige et les 7 nains, le petit Chaperon rouge, la petite marchande d'allumettes, le petit poucet, la petite Sirène (dans le désordre), mais la narratrice ne les évoque que pour son propre cas, sa propre histoire. Une mère aimant ce fameux Roland, impossible à aimer au "grand jour", une petite fille idolâtrant une sorte de père spirituel. La narratrice plonge dans un labyrinthe d'émotions refoulées, qui mettent des années avant d'être révélées.
Le roman est une sorte de spirale, on part du bord pour progresser vers le centre, le coeur. Nous finissons par apprendre que la femme refuse une certaine réalité, celle de la mort, la disparition. Mais au-delà de la mort, Roland, son exceptionnel ami revient la tirer de sa mélancolie, on ne sait comment. Par le rêve ? Le mystère de l'écriture ? Un vortex de la conscience ? C'est là le chemin que l'on voudra bien reconnaître.
Maintenant, mon avis sur le style : c'est mon premier livre de Nathalie Rheims que je connais au moins par son look, et notamment ses cheveux. Hier soir, avant de lire le livre, j'ai visionné sur le net tout ce que j'ai pu trouver : elle a une forte personnalité, c'est le moins que l'on puisse dire. Je m'attendais donc à un style d'écriture en raccord avec sa présence, et j'ai été déçue. Point de symbiose, point d'emportement, point de jubilation. Je n'en dirai pas plus, sauf que je chercherai à lire au moins un autre de ses livres, pour tenter de me faire une autre opinion.Car ce chemin des sortilèges ne m'a guère ensorcelée.
Ici, le site de l'auteure.





2 impression(s) sur ce livre:
et bien ma rencontre avec ce livre a été bien différente.
J'ai aimé me glisser dans ce huis clos surnaturel et insolite pour écouter les voix des vivants et des morts se croiser et s'entrecroiser avec celles des rêves, des cauchemars et des personnages de contes.
Merci Sylvie pour ton avis :)
Il se peut que l'instant de lecture que j'ai consacré à ce livre ait été "perturbé" ; j'ai déjà eu cette sensation : celle de rester en dehors du livre, et d'être incapable de pouvoir entrer et être en symbiose avec le romancier.
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