
une nouvelle publiée en 1891 dans le recueil intitulé "A Group a Noble Dames" proposée en 2008 par les éditions Privat/Le Rocher (collection Motifs)
traduit de l'anglais et postface par Diane de Margerie60 pages
Le sujet
Angleterre victorienne. Barbara, une jeune fille de 17 ans s'enfuit avec son bel amoureux, ils se marient à Londres, au grand dépit du cynique Lord Uplandtowers qui comptait bien mettre la main sur la jeune fille et son héritage. Son beau mari défiguré, puis disparu, Barbara accepte d'épouser Uplandtowers qui, lorsqu'il découvre qu'elle aime encore son premier mari, décide de se venger.
Le verbe
Il se rapprocha et lui prit la main.
-J'ai fait faire ce masque à Venise, commença-t-il, visiblement mal à l'aise. Barbara ma chérie, ma femme bien aimée, croyez-vous pouvoir me supporter, quand je l'ôterai ? Vous n'allez pas éprouver de répulsion...non, n'est-ce pas ?
Mon complément
Un cadeau de la part de Malice qui m'a remerciée de mon envoi pour le Victorian Christmas Swap en m'offrant quelques uns de ses propres livres "victoriens", merci Malice !!! :)
Je l'avoue, j'ai lu ce livre en un seul trajet : 60 pages, c'est un peu ma cadence. Ce n'est pas trop l'habitude, surtout l'intérêt porté à une histoire, et aussi le fait de ne pas être trop importunée par les bruits alentours.
Terrible histoire que ce pauvre couple séparé par les considérations d'ordre social : le jeune homme se voit contraint de voyager en Europe pour parfaire son éducation. Durant son année, il est témoin d'un incendie et en portant secours, il se retrouve affreusement brûlé. Son épouse ne peut supporter la vue de son beau mari, il s'enfuit. Lorsque plus tard, elle reçoit d'Italie la sculpture grandeur nature de son époux bien aimé, elle se repent, l'installe dans son boudoir et se relève chaque nuit pour l'enlacer. découvrant cela, son second mari, fou de jalousie, fait remodeler le visage à l'image de ce qu'il est devenu, installe la statue dans la chambre conjugale et oblige sa femme horrifiée à supporter cette présence morbide (là, pour moi, on ne peut pas plus gothique comme scène !!!!). Frissons et dégoût assurés.
Bien sûr, l'incapacité d'amour du second époux est plus hideuse que la mutilation du premier (plus d'oreilles, de lèvres, un oeil unique, sans parler de la peau...!). Drame du paraître, de l'être, de ne pas être, n'est-ce pas ? Devenir un fantôme. C'est ce qu'il advient de la pauvre Barbara qui finit par devenir folle.
Je l'avoue, j'ai lu ce livre en un seul trajet : 60 pages, c'est un peu ma cadence. Ce n'est pas trop l'habitude, surtout l'intérêt porté à une histoire, et aussi le fait de ne pas être trop importunée par les bruits alentours.
Terrible histoire que ce pauvre couple séparé par les considérations d'ordre social : le jeune homme se voit contraint de voyager en Europe pour parfaire son éducation. Durant son année, il est témoin d'un incendie et en portant secours, il se retrouve affreusement brûlé. Son épouse ne peut supporter la vue de son beau mari, il s'enfuit. Lorsque plus tard, elle reçoit d'Italie la sculpture grandeur nature de son époux bien aimé, elle se repent, l'installe dans son boudoir et se relève chaque nuit pour l'enlacer. découvrant cela, son second mari, fou de jalousie, fait remodeler le visage à l'image de ce qu'il est devenu, installe la statue dans la chambre conjugale et oblige sa femme horrifiée à supporter cette présence morbide (là, pour moi, on ne peut pas plus gothique comme scène !!!!). Frissons et dégoût assurés.
Bien sûr, l'incapacité d'amour du second époux est plus hideuse que la mutilation du premier (plus d'oreilles, de lèvres, un oeil unique, sans parler de la peau...!). Drame du paraître, de l'être, de ne pas être, n'est-ce pas ? Devenir un fantôme. C'est ce qu'il advient de la pauvre Barbara qui finit par devenir folle.
Avec ce livre, je découvre Thomas Hardy et je suis très impressionnée par la modernité du style, la liberté du ton.La troisième nuit, alors que tout avait été préparé selon le rite de la veille, tandis qu'elle était couchée, ses yeux immenses et fous fixés sur le terrible objet de leur obsession, elle fit tout à coup entendre un rire bizarre ; à regarder la statue, son rire se fit de plus en plus strident jusqu'à devenir un cri. Puis le silence retomba, et il vit qu'elle avait perdu connaissance. (p.58)
Je suis contente que tu sois sous le charme de la plume de Thomas Hardy !
RépondreSupprimerCe livre est une excellente introduction pour découvrir cet auteur.
60 pages d'affilé ! Ben dis donc, t'es une dévoreuse de livres !
RépondreSupprimerPour ma part c'est un autre genre que je suis entrain de lire: Haruki Murakami. Bon we. Bizz.
hi hi lancelot, c'est que mon trajet est plutôt long et que les caractères sont grands :)
RépondreSupprimerau sujet de Haruki Murakami, un auteur fort connu dans la blogosphère je cite "de mémoire" :
- Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
- Kafka sur le rivage
mais que je n'ai pas encore lu !
J'ai prévu de lire en 2008 'Tess d'Uberville' de cet auteur que je n'ai jamais lu.
RépondreSupprimerJe continue moi aussi sur ma lancée victorienne, avec Anne Brontë :)
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