un livre aux éditions Actes sud (collection poche Babel)
109 pages
Le sujet :
Yuzuru et sa mère Midori ont un bien curieux commerce : ils trimballent une étrange pièce hexagonale, une "pièce à raconter" qu'ils installent quelque part, puis attendent les clients, ou plutôt les "patients" car quiconque entre dans la pièce en ressort plus léger après y avoir déversé son fardeau.
Le verbe :
p 71
Quand je sortis de la petite pièce à raconter, je sentis aussitôt que la teneur de l'atmosphère avait changé. Comme si la membrane qui m'avait entourée jusqu'alors, brusquement desséchée, tombait en poussière. Je pris de l'argent dans mon porte-monnaie, le déposai dans la coupelle en verre.
Mon complément :
J'ai eu envie de lire ce livre après avoir lu l'avis de Lune de pluie.

Décidément Yoko Ogawa n'en finit pas de me captiver, et j'ai bien l'intention de tout lire de son oeuvre.







8 impression(s) sur ce livre:
L'image du crayon est interpellante. Et c'est exact que ces dimensions octogonales poursuivent notre imaginaire (je me suis trouvée récemment dans une pièce de cette forme et n'ai pu m'empêcher d'y penser).Lire, relire ces livres et ce sera à chaque fois une découverte ou re/découverte qui ne s'arrête jamais...
je m'identifie énormément à Yoko, tu crois que je devrais consulter ;)
sur ces paroles, je vais progressivement acheter les livres qui me manquent, je crois que j'aime l'idée qu'ils s'installent chez moi
Je ne l'ai pas lue depuis longtemps... et pourtant moi aussi je suis particulièrement touchée par sa plume sensible et très particulière...
;) Consulter? Ne crois-tu pas que lorsqu'on aborde et apprécie des livres de ce genre, quelque part cela répond à nos questions (en tout cas, c'est ce que me serinait un ami psychanalyste...). :)
Autre mais aussi dans un esprit qui remue (et particulièrement les femmes), connais-tu Jacqueline Harpman? Presque tous ses livres m'ont terriblement interpellée.
Je l'ai beaucoup aimé, celui-là, le seul livre que j'ai lu de l'auteure. C'est certain que je vais poursuivre!!!
Lune :
je ne connais pas Jacqueline Harpman, je note son nom, et ferai qq recherches, merci :)
Karine
j'ai lu ici et là qu'elle avait écrit des histoires un peu "glauques" (l'annulaire, Hotel Iris etc...) mais je vais tout de même m'y "plonger", malgré des sujets peut-être "difficiles".
Quand on aime un auteur, on essaye d'aimer tout de lui, même sa face plus sombre, car nous sommes ainsi : lumineux et ténébreux...
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