Website Ribbon Diagonal Banner Web Design Webmaster Tool Des Livres et des Heures: La petite pièce hexagonale
Pourtant je sais que les livres sont faits pour unir les hommes par-delà la mort et nous défendre contre l'ennui le plus implacable de toute vie, l'oubli. (Stefan Zweig)

16 février 2009

La petite pièce hexagonale

de Yoko Ogawa


















traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle
un livre aux éditions Actes sud (collection poche Babel)
109 pages


Le sujet
:
Yuzuru et sa mère Midori ont un bien curieux commerce : ils trimballent une étrange pièce hexagonale, une "pièce à raconter" qu'ils installent quelque part, puis attendent les clients, ou plutôt les "patients" car quiconque entre dans la pièce en ressort plus léger après y avoir déversé son fardeau.

Le verbe :
p 71
Quand je sortis de la petite pièce à raconter, je sentis aussitôt que la teneur de l'atmosphère avait changé. Comme si la membrane qui m'avait entourée jusqu'alors, brusquement desséchée, tombait en poussière. Je pris de l'argent dans mon porte-monnaie, le déposai dans la coupelle en verre.

Mon complément
:
J'ai eu envie de lire ce livre après avoir lu l'avis de Lune de pluie.

Ceci est donc mon 3ème livre de Yoko Ogawa. Je reste toujours sous le charme.

Dans ce livre, la petite pièce hexagonale, la "petite pièce à raconter" joue le rôle d'un catharsis. Qui ne voudrait pas un jour y entrer ? Y déposer des mots que personne ne pourrait entendre, ni comprendre, ni révéler, ni renier, ni condamner...

Des mots qui permettraient à celle ou celui qui les prononce de prendre corps, de prendre même une nouvelle forme.

Pour ma part, j'ai tout de suite fait un parallèle. J'ai imaginé que l'écriture est une sorte d'expédient, un remède à l'absence de cette pièce hexagonale, une pièce par ailleurs décrite comme une "colonne à six pans", exactement comme la forme d'un stylo bille ou d'un crayon...



Décidément Yoko Ogawa n'en finit pas de me captiver, et j'ai bien l'intention de tout lire de son oeuvre.


Edit du 18 février :

8 impression(s) sur ce livre:

Lune de pluie a dit…

L'image du crayon est interpellante. Et c'est exact que ces dimensions octogonales poursuivent notre imaginaire (je me suis trouvée récemment dans une pièce de cette forme et n'ai pu m'empêcher d'y penser).Lire, relire ces livres et ce sera à chaque fois une découverte ou re/découverte qui ne s'arrête jamais...

Wictoria a dit…

je m'identifie énormément à Yoko, tu crois que je devrais consulter ;)

Wictoria a dit…

sur ces paroles, je vais progressivement acheter les livres qui me manquent, je crois que j'aime l'idée qu'ils s'installent chez moi

Lou a dit…

Je ne l'ai pas lue depuis longtemps... et pourtant moi aussi je suis particulièrement touchée par sa plume sensible et très particulière...

Lune de pluie a dit…

;) Consulter? Ne crois-tu pas que lorsqu'on aborde et apprécie des livres de ce genre, quelque part cela répond à nos questions (en tout cas, c'est ce que me serinait un ami psychanalyste...). :)
Autre mais aussi dans un esprit qui remue (et particulièrement les femmes), connais-tu Jacqueline Harpman? Presque tous ses livres m'ont terriblement interpellée.

Karine :) a dit…

Je l'ai beaucoup aimé, celui-là, le seul livre que j'ai lu de l'auteure. C'est certain que je vais poursuivre!!!

Wictoria a dit…

Lune :
je ne connais pas Jacqueline Harpman, je note son nom, et ferai qq recherches, merci :)

Wictoria a dit…

Karine
j'ai lu ici et là qu'elle avait écrit des histoires un peu "glauques" (l'annulaire, Hotel Iris etc...) mais je vais tout de même m'y "plonger", malgré des sujets peut-être "difficiles".

Quand on aime un auteur, on essaye d'aimer tout de lui, même sa face plus sombre, car nous sommes ainsi : lumineux et ténébreux...

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