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La véranda - Robert ALEXIS


Un livre aux éditions José Corti (2007)
158 pages

Le sujet
Europe, début XXème siècle. Un homme riche, la cinquantaine, voyage en train et se souvient. Lors d'un trajet sur un fleuve, il avait aperçu une maison, avait tout mis en oeuvre pour l'acquérir, malgré ce que disaient les gens du village : le propriétaire avait disparu soudainement, et sa veuve et leur fille y habitaient seules.
Une fois installé, il comprend que le proprétaire c'est lui-même...

Le verbe
Chacun de mes pas, en même temps qu'il froissait les jours de mon existence passée, ouvrait les pages d'un livre longtemps tenu secret. (p.26)

Mon complément
Je découvre avec ce roman l'univers particulier de Robert Alexis. Les premières pages m'ont enchantée, tant que le récit tenait la route. Puis, l'intérêt à l'histoire s'appauvrit. Je déconnecte en même temps que le héros ne sait plus s'il vit dans un rêve. Passage entre une sublime poésie du départ et un récit fantastique à la fin que j'ai trouvé inapproprié. J'avais hâte de lire la fin, j'avais un sentiment de malaise. Il faut dire que R. Alexis passe en revue pas mal d'images insolites. D'accord, il s'agit au départ d'un homme qui, blasé, désire s'installer dans cette maison idéale. Ensuite, il se souvient de ses voyages, de la drogue, de séances pseudo érotiques, voire, pédophiles !
Adossés aux coussins brodés, nous attendions que la maquerelle revint avec la nymphette. La petite abyssine et sa soeur étaient très demandées. Soucieux d'accélérer les choses, Kelsey avait glissé de gros billets dans le caraco de la danseuse ; les filles, le rassura-t-elle, descendraient le rejoindre par une porte dérobée. (p.128)
Malaise je vous dis, je ne m'attendais pas à cela ! Peut-être que ce genre de roman réclame une lecture continue, je ne sais. J'ai vraiment eu l'impression que Robert Alexis ne savait pas trop comment achever son histoire. Au final, il opte pour un héros qui "perd un peu la boule", qui oublie qui il est, qui finit par le découvrir, est-il un fantôme ? Vit-il entouré de ses fantômes ? Rien n'est évident. Un vrai labyrinthe de l'esprit. C'était sans doute l'effet recherché, y compris pour le lecteur.

2 commentaires:

Ys a dit…

J'ai lu "Les figures" du même auteur, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en effet, il a l'art de créer un certain malaise. Mais j'aime bien les livres dérangeants, surtout quand ils sont aussi bien écrits.

Wictoria a dit…

C'est super bien écrit, en effet, c'est la raison pour laquelle je m'attendais à quelque chose qui ressemblerait au style de Stefan Zweig, mon auteur favori.

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