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La harpe irlandaise - Germaine BEAUMONT


Le livre

Date de Parution : 1941, aux éditions Plon

mon livre :
Editions France loisirs 2006
300 pages (pour ce récit, le livre contient deux autres non lus à ce jour)
Préface d'Hélène Fau, présidente de l'association des amis de l'auteure

Le sujet

France. Dans la région de Maintenon (20 km de Chartres). Les années 1940. Laura, une veuve cinquantenaire un peu fantasque découvre par hasard et intuition l'existence de la fille d'Edmont, son mari mort prématurément dans un accident de voiture. Tout d'abord, elle a une vision du fantôme d'Edmond, puis elle découvre une maison abandonnée à vendre, et surtout une singulière boîte poussièreuse chez un antiquaire, laquelle se révèle être une précieuse boîte à peintures en marqueterie ornée du symbole de la harpe irlandaise.

Le verbe
Elle scrutait de ses yeux perspicaces les traits de Laura, subitement tirés par la fatigue de la route et la migraine et peut-être aussi, à cause de tout ce qui épuise l'âme, sans que le corps s'en doute. (p.69)
Mon complément
Découverte de cette auteure à travers un livre acheté il y a quelques années chez France Loisirs. J'avoue être tombée sous le charme de cet écrivain, la "fille choisie" de Colette (découvrir les liens en bas de ce billet pour en savoir plus). Il est question d'un secret qu'une grande rêveuse un peu craintive et superstitieuse parvient à découvrir en rompant un silence de 20 ans. Je dirais que c'est un roman un peu à "l'eau de roses" : un roman pour jeunes filles, et en même temps, il y souffle un charme peut-être plus vénéneux : certes, il est question d'apparitions, d'un fantôme qui revient achever un rêve d'amour perdu et qui peut approcher l'esprit tourmenté de sa femme. J'ai également entrevu l'idée de l'amitié féminine (et plus ?), suggérée entre Rolande et Flore. Rolande, la riche propriétaire, à la quarantaine élégante et affectée qui s'ennuie et Flore, la cousine d'Edmond, le mari de Laura, vieille fille indépendante, volontaire, voire un peu masculine tant elle ressemble à son cousin lorsqu'elle porte son peignoir.

Il y a un petit air des héros d'Agatha Christie, dont Germaine Beaumont était une admiratrice. Je poursuivrai certainement dans les prochains mois la lecture de mon livre avec Les Clefs, puis Agnès de Rien, car reprenant le travail demain, je vais plutôt choisir dans ma pal un livre moins lourd à transporter dans mon sac...

Quelques liens en rapport avec ce billet :

2 commentaires:

Lune de pluie a dit…

Je l'ai lu également et ai ressenti la même chose que toi. C'est un livre à placer dans un certain contexte (jouer le jeu d'une écriture et d'un fond quelque peu désuet).
En revanche, les "Lettres à Annie de Pène et Germaine Beaumont" sont un régal, il y a quelques leçons de vie que j'aime à relire.

Wictoria a dit…

je te crois quand tu dis que ce doit être un régal de lire ce recueil : en ce temps, on se donnait du mal pour correspondre, pour garder le lien, je regrette que ce genre de dévouement ait disparu chez certains, de mon côté, je suis trop désuette pour avoir oublié comme c'est agréable, important et essentiel d'écrire, et j'avoue être très "vénère" (énervée) lorsque l'on ne répond pas à mes lettres, que celles-ci soient en papier ou électronique, pour moi, je mets cela sur un manque d'éducation, pas un manque de temps, cela me donne l'idée d'étoffer mon point de vue un de ces jours...mais bon, chacun fait ce qu'il veut et moi, de mon côté, si je n'ai pas de réponse à mes courriers, et bien je m'écris plus :)

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