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Le symbole perdu - Dan BROWN

Le livre

  • Date de Parution : 2009
  • Titre original : The lost symbol
  • Editions française JC Lattès
  • 594 pages

Le sujet
Washington, de nos jours. Andros, un fou furieux qui se prend pour un ange déchu attire le professeur Robert Langdon dans un piège pour que ce dernier l'aide à trouver le symbole perdu qui doit lui permettre de découvrir les derniers secrets de l'humanité et devenir ainsi un dieu. Il a tort car Langdon va s'avérer être un adversaire corriace, le grain de sable dans sa parfaite machination.

Le verbe
Après ce lourd préambule, Langdon s'attendait à quelque chose de plus impressionnant qu'un cube de sept ou huit centimètres de côté, emballé dans du papier kraft attaché avec une ficelle. A en juger par la taille et le poids considérable de l'objet, il s'agissait probablement d'un bloc de pierre ou de métal. C'est tout ? pensa Langdon en le retournant entre ses mains. Il remarqua que la ficelle était fixée à l'une des faces par un sceau à la cire, tel un édit ancien. Le sceau représentait un phoenix à deux têtes avec le numéro 33 sur la gorge - le symbole du plus haut degré de la franc-maçonnerie. (p.134)
Mon complément :
Un livre reçu "direct" de la maison d'édition JC Lattès grâce aux volontaires de blog-O-book que je remercie pour cette heureuse manne. Très honnêtement, c'est un livre a comblé mes attentes : j'avais lu il y a quelques années le Code da Vinci, que j'avais dévoré, j'ai vu le film adapté (je n'ai pas trop apprécié le jeu d'Audrey Tautou qui ne ressemble pas à l'héroïne que je m'étais imaginée à l'époque) et, un soir de la semaine dernière j'ai -enfin- pris le temps de regarder "Anges et démons" sur ma télé (pas mal du tout, j'aime les films d'action, même si j'avais plus ou pressenti la chute...).

Bref, Dan Brown reste dans le registre des secrets, de l'ésotérime, des initiés et des drames qui se jouent à la barbe et la conscience des pauvres âmes que nous sommes.
Et alors ? Moi j'aime bien être sur un petit nuage, j'aime avoir l'esprit emporté. J'aime absolument tout ce qui est déraisonnable.

J'ai aimé me faire mener en bateau depuis la macabre découverte sous la coupole du Capitole, jusqu'au sommet de l'obelisque,

j'ai aimé me triturer la cervelle avec les codes et les carrés magiques et pouvoir me replonger à chaque instant possible dans mon "pavé" afin de progresser dans ma lecture en même temps que le pauvre Langdon tâtonnait dans son énigme.

Notons que l'histoire se déroule en une soirée, exception faite de quelques souvenirs des uns et des autres qui hachent un peu le récit, ce qui donne un rythme digne d'un livre d'aventure : pas le temps de souffler. Certains personnages sont très caricaturaux mais assez sympatiques (sauf le méchant vraiment ignoble mais je ne peux en dire plus). Sinon, j'ai eu ma dose de bondieuseries, mais pour un livre qui parle de franc-maçonnerie j'imagine qu'il faut ne passer par les livres saints de toutes époques, histoire de rappeler l'universalité de la croyance en un démiurge suprême pour expliquer l'inexplicable.

Cependant, j'aime aussi le scepticisme du personnage principal : Langton à qui il ne faut pas trop en compter s'en tire très bien au milieu des plus puissants, la CIA et les franc-maçons qui ont bien des secrets à ne pas mettre entre toutes les mains.

Washington, la bibliothèque du Capitole
chez Eric Sibert

Je suis restée sur ma faim concernant la fameuse nouvelle science : la noétique, je m'attendais à des démonstrations de capacités extraordinaires qui viendraient en aide à nos héros, mais non, ce sera peu-être pour le prochain volume...

Au final, un sacré livre de fiction qui tient sa promesse : pas seulement celle de l'aube, mais aussi celle d'un voyage intérieur, car qui que nous soyons, nous sommes forcément confrontés à nos propres croyances en lisant ce genre de livre ; nous sommes renvoyés à nos questions intimes : qui suis-je ? pourquoi et pour qui ? qui me regarde ?

Liens externes
  • Le site officiel du livre
  • des photos sur les monuments dont il est question dans le livre sont visibles sur le site de Sebyoda (vous y reconnaîtrez quelques images vues dans la Nuit au musée II pour ceux qui connaissent)
Sinon, j'ai cherché à quoi ressemble la Freedom Plaza dont il est également question dans ce livre :
photo Wikipedia
(clic sur l'image pour l'agrandir)

7 commentaires:

Ys a dit…

Jamais lu Dan Brown et pas encore envie...

Daniel Fattore a dit…

Votre billet m'interpelle... et va m'inciter à me mettre au travail sans délai: j'ai aussi été contacté par Blog-O-Book pour parler de ce livre. Notons que la franc-maçonnerie constitue un fondement plus sérieux que le Prieuré de Sion, qui fondait le "Da Vinci Code"...

leslivresdegeorgesandetmoi a dit…

je me laisserai certainement tenter cet été quand il sera sorti en poche! j'avais bien accroché au Da Vinci Code et aussi à Anges et Démons... on se laisse prendre avec plaisir et c'est tout ce qu'on lui demande !

Wictoria a dit…

Ys
Dan Brown se lit facilement, malgré les gros bouquins qu'il imagine, ça passe tout seul si j'ose dire :)

Daniel
Etant plus que novice en matière de religion (j'ai peine à me souvenir des fondements de la mienne) je n'ai pas cru une seconde à ce prieuré qui me semble si démodé...mais bon, l'aventure-poursuite est plutôt sympatique.

Mme George
oui, avoir de plaisir en même temps que découvrir quelques oeuvres (peintures, sculptures) c'est "tout bénéf" :)

Anonyme a dit…

Je vais peut-être passer pour un rabat-joie, mais je m'insurge contre cet auteur qui n'est pas capable de présenter un professeur de "symbologie" sachant lire l'alphabet grec, et qui lui ajoute donc une vingt-cinquième lettre : la lettre majuscule représentée en grec par "H" est la lettre "èta" qui est une voyelle longue et non une consonne muette.
Or Robert Langdon traduit cet "èta" par un mot commençant par "h" page 493 de l'édition J.C.Lattès, ce qui est un barbarisme, alors que les élèves qui étudient la langue grecque apprennent cela dès la première quinzaine de cours.
C'est grave, alors que le roman se laisse lire assez facilement, même s'il ne se passe rien pendant les 200 premières pages, et que le lecteur attend que l'histoire veuille bien commencer.

Joelle a dit…

Je l'ai acheté car j'aime bien ce genre de lecture pour me détendre ... je sais que je ne tomberai pas en panne de lecture en le lisant (et en ce moment, je suis toujours sur la corde raide côté panne de lecture !). Je le lirai probablement cet été.

Wictoria a dit…

c'est une bonne idée pour emporter son pavé sur la plage, ou ailleurs :)

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