Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Stieg LARSSON




Le livre
Date de Parution : 2005
Titre original : Män som hatar kvinnor
Editions Actes sud - série Actes noirs
570 pages

Le sujet

Suède. 2003. Le journaliste économique Mikael Blomkvist est embauché par l'industriel Henrik Vander pour écrire la chronique familiale. Ce prétexte sera sa couverture car il doit également tenter de résoudre le mystère de la disparition de sa nièce Harriet voici 37 ans et qui obsède depuis lors le vieux Vander, d'autant que chaque année, il reçoit anonymement une fleur sous verre qui lui rappelle les petits cadeaux qu'Harriet lui faisait.
En échange du travail demandé à Blomkvist , Vander promet de lui fournir des renseignements qui permettront de prouver les malversations de l'industriel Wennerström face auquel Blomkvist vient de perdre un procès en diffamation, ce qui l'a évincé momentanément de Millénium, la revue économique dont il est l'un des fondateurs.
L'étude des archives de la famille Vander met Blomkvist sur la piste d'Harriet. Il sera alors question de nazisme, d'inceste, de tueurs en série organisateurs de crimes à caractère sexuel particulièrement barbares.
Des secrets de famille qui pourraient rester dans l'ombre...

Le verbe

Dans les polars anglais, cela s'appelait new evidence, ce qui avait plus de poids encore qu'une "nouvelle donnée". Il venait tout à coup de voir quelque chose de nouveau, que personne d'autre n'avait remarqué dans une investigation qui piétinait depuis trente-sept ans. (p.301)
Mon complément
Du suspens il y en a ! Bien que je n'ai commencé à trouver de véritable intérêt à l'histoire qu'à partir de la page 114 ; c'est qu'il y a beaucoup de digressions qui, selon moi, alourdissent le rythme de lecture. L'action passée et présente se passe essentiellement sur l'île d'Hedebyön à 3 heures en train de Stockholm.

Avertissement :
Notons que certains passages du livre sont particulièrement violents (il est question de sévices et de viol en tout genre) : un livre à ne pas mettre entre toutes les mains.

Mais l'auteur sait également être amusant, pour preuve les inscriptions sur les t-shirt de Lisbeth Salander, la jeune punk qui aide Mikael à résoudre son enigme, des impressions du genre (je cite de mémoire) : "je peux être ta garce permanente, essaye moi".

Côté gastronomie, nous nous contenterons de quelques viandes accomodées au vin, ou de sandwiches fromage ou au pâté-cornichons et nous avalerons beaucoup de café, y compris du réchauffé, mais aussi de l'aquavit et d'autres substances alcoolisées nordiques dont je ne me souviens pas le nom.

Les livres dans le livre :
Larsson, qui est mort peu après avoir écrit sa trilogie, à mis un peu de lui-même je pense en évoquant les livres qu'il appréciait : il est ainsi question d'Elizabeth George et de nombreux polars en général.

Une lecture qui devient de plus en plus passionnante au fur et à mesure de l'intrigue je l'avoue, mais pas de quoi en faire "tout un plat" : le style est moyen, les nombreuses digressions sont plutôt ennuyeuses.
Pour le moment, je m'abstiens de lire la suite, à moins qu'on ne me prête les livres (celui là est aussi un emprunt que j'ai fait chez une copine).

Le gardien du feu - Anatole LE BRAZ

Le livre
Date de Parution : 1900
Editions Nelson-Calmann-Levy
270 pages

Le sujet

France. 1876. Pointe du Raz. Goulven Dénès, le gardien du phare de Gorlébella, a rédigé son crime sur ses feuilles de relevés : les conséquences de son amour fou pour sa femme, l'audacieuse et infidèle Adèle Lézurec.

Le verbe

En bas, dans la chambre du premier étage, ils devaient être aux aguets, comme moi-même, car j'entendis qu'on s'efforçait, une fois de plus, de briser à coups de poings le verre épais qui forme hublot du côté du large.
Mon complément
Quel bonheur d'être tombée, comme par hasard, sur ce Gardien du feu en parcourant les étagères poussiéreuses de la bibliothèque abandonnée de la maison de famille de mon époux, étant en manque de lecture (je n'avais pas prévu assez de combustible à mon propre feu de lectrice). C'est donc par curiosité, puis intérêt que j'ai abordé cet étrange gardien tourmenté, par la solitude, l'amour, la passion dévorante du désespoir. Car comment résister à l'appel de cette pure détresse, savamment construite.
A l'entour s'étend le sinistre paysage que vous savez, un dos de promontoire nu et comme rongé de lèpre, troué ça et là par des roches coupantes, de monstrueuses vertèbres de granit.
le phare de la Vieille
sur le rocher de la Gorlebella
à l'époque de ce récit
Nous commençons le récit par la découverte post-drame du récit que laisse le narrateur : il y raconte avec une précision de naturaliste, ses émotions, ses dévotions, et la fin de ses illusions. Goulven tombe amoureux de la solaire Adèle :
Je suivis des yeux, jusqu'à ce qu'elles se fussent effacées dans l'éloignement du mail, la blancheur claire de sa cornette à deux pointes et la nuance gris-perle de son grand châle à franges, qui tombait de ses épaules à ses talons comme les ailes repliées d'un goéland. (p.16)
Mais Adèle s'ennuie durant le mois où son mari est en poste de garde sur le récif de Gorlébella et bientôt, à la faveur d'un retour dans son pays, elle rencontre un homme qu'elle fait engager au phare et dont elle devient la maîtresse en l'absence de Goulven , c'est du moins la version que Thumette Chevanton, l'épouse du troisième gardien, finit par dévoiler à l'infortuné mari.
J'avais en ma femme une confiance aveugle. Je l'aimais d'un amour si fort et si compact que la dent du soupçon se fût brisée à vouloir y mordre. (p.87)
Quand Goulven apprend son infortune, devant des preuves affolantes qui lui brisent le coeur et font rugir son entendement, il en devient fou et décide de se venger des traîtres.

Mon âme entière était comme une terre veuve, comme un pays rasé. Oui, oui, la "peste noire" avait magnifiquement accompli son oeuvre ; la trombe mauvaise n'avait rien laissé debout. moissons dorées des chers souvenirs, sèves tenaces des longs espoirs, doux logis de paix, de tiédeur et d'amour, tout était fauché, broyé, anéanti. (p.167)
Il ne lui reste plus qu'à entreprendre un dernier voyage : la randonnée de l'âme défunte. Chut ! je n'en dirai pas plus sur ce merveilleux livre, sauvage comme l'océan.

Mais une dernière question flotte... Adèle et Hervé étaient-ils réellement amants ?

Une pensée pour les romans victoriens, et en particulier pour Henry James dont j'ai lu il y a quelques temps Le Tour d'écrou sans être franchement emballée. Et bien dans Le gardien du feu, je dis chapeau à la construction, à l'atmosphère, à tous les détails qui nous portent peu à peu dans la folie meurtrière de Goulven, cela s'appelle la Classe !

Pour avoir une idée de la situation du phare, à la pointe du Raz :

Liens externes
Anatole LE BRAZ


Une parfaite chambre de malade - Yoko OGAWA


Le livre

Editions Actes Sud, collection Babel
Traduction par Rose-Marie Makino-Fayolle

Ce livre contient deux récits :
(1) Une parfaite chambre de malade
Date de Parution : 1989
Titre original : Kanpekina byōshitsu
74 pages

(2) La désagrégation du papillon
Date de Parution : 1988
Titre original : Agehachō ga kowareru toki
66 pages
    Une parfaite chambre de malade : Le sujet
    Japon. Une femme accompagne son jeune frère atteint d'une maladie incurable et s'installe, pour ainsi dire, à ses côtés, dans sa chambre de malade. Dès lors, elle passe tous ses moments de liberté, les soirs après son travail ainsi que les fins de semaine, finissant par trouver la vie auprès de son mari sans intérêt, voire détestable.

    Le verbe

    - Combien de temps lui reste-t-il à vivre ?
    Pour moi, c'était la question la plus importante et rien d'autre ne me venait à l'esprit.
    - Disons entre treize et seize mois.
    - Treize...
    Il m'a fallu un peu de temps pour digérer ce chiffre. Parce que, jusqu'alors, je n'avais jamais vraiment réfléchi à ce que cela signifiait. Que pouvait-on faire en treize mois ? Cela permettait à un bébé d'apprendre à se tenir debout et marcher. A un redoublant de devenir étudiant, à des amoureux de se marier. J'ai essayé de mesurer ce chiffre à toutes sortes d'échelles. Mais quand j'ai voulu imaginer ce que pouvaient représenter treize mois pour mon frère, je n'ai pas réussi car je me suis sentie aussi mal que si mon coeur était devenu un fruit trop mûr à la chair éclatée.
    Mon complément
    Je remonte le temps avec ce recueil des deux premiers écrits d'Ogawa, l'occasion de souligner la présence des thèmes qui seront réguliers, voire quasi obligatoires : je note ainsi les muscles, les viscères, l'eau, l'orphelinat (dont il sera également question dans La piscine), et bien sûr le gâteau à la fraise, quasi présent dans chaque récit.
    Les deux parts de fraisier y étaient blotties, dans l'odeur de terre, d'herbe et de pollen. Je les ai observées, le regard acéré comme à travers un microscope. C'était un gâteau tout simple, dont la couche de crème était aussi épaisse que la génoise.
    La chambre de malade est parfaite car débarrassée de tout résidu organique, de toute nourriture vouée à la putréfaction, images qui font horreur à la narratrice car elles lui rappellent la démence précoce de la mère qui s'était alors mise à oublier des aliments un peu partout dans la maison. La narratrice est obsédée par la "vie", qu'elle assimile à la pourriture, aux êtres vivants qui se repaissent de quelque chose de sombre et d'immonde. Au contraire de la "vie", la chambre de malade est immuable, éternelle, avec sa propreté quotidienne, son absence d'odeurs, à l'opposé d'un corps qui se meurt.
    Dans cette chambre de malade qui ne se dénaturait pas, il était le seul à s'affaiblir inexorablement.
    Nous pleurons avec ses mots si justes, mélange de compassion, de détresse et de prudence. Nous pleurons avec ses mots qui tombent comme des larmes, enrobant de chagrin la perte d'un être aimé qui finit par partir, pelé comme la peau d'un fruit prêt à être mangé par la bouche du temps.

    La désagrégation du papillon : le sujet
    Japon. Après avoir emmené sa grand-mère désormais incapable de vivre normalement auprès d'elle, une jeune femme se demande où est la frontière entre le normal et ce qui ne l'est pas et sombre progressivement dans une lourde oppression de la vie et de ses formes.

    Le verbe

    Pourquoi ne puis-je me désolidariser de l'anormalité qui est en moi ? Pourquoi adhére-t-elle aussi lourdement à mon ventre ?
    Mon complément
    Premiere nouvelle disponible en français écrite par Ogawa en 1988 et éditée par Actes Sud en 1993, La désagrégation du papillon initie le thème de l'étrangeté, familier à Ogawa. Dans un style touchant, nous frôlons la légitime fragilité de la conscience : qui est capable de décider à quel moment nous ne sommes plus dans la "norme", comment savoir que nous sommes devenus pour les autres un étranger, un être incapable de vivre sans se mettre en danger et sans risquer la vie ou le tourment de nos proches ? A partir de l'instant où sa grand-mère, avec laquelle elle a vécu toute sa vie, parfois dans la crainte, quitte leur foyer, l'héroïne se sent envahie par un sentiment de confusion, qu'elle couve en elle à la manière d'un embryon.

    Parmi les thèmes que j'ai reconnu pour réapparaître dans d'autres nouvelles ou romans, notons les sons (les bruits), thème qui sera repris dans Amours en marge 3 ans plus tard, ou encore les spécimens dont il sera question dans l'original Annulaire. Inquiète et se confiant au docteur qui soigne sa grand-mère, l'héroïne découvre que :
    A la fin, chacun ne garde que la partie la plus purement humaine, et le reste c'est du vide. Tous les éléments qui nous différencient des autres, que ce soit le sexe, la personnalité ou la position sociale, n'ont plus aucune signification.
    Qu'il est donc bon de croire qu'il restera toujours une portion d'humanité quand nous aurons rogné tout ce qu'il y avait autour.

    Une tombe accueillante - Michael KORYTA


    Le livre
    Date de Parution : 2007
    Titre original : A welcome grave
    Editions du Seuil
    350 pages

     Le sujet

    Etats unis d'Amérique. De nos jours. Le cadavre de l'avocat Alex Jefferson est retrouvé sauvagement torturé. L'ancien fiancé de sa femme, le détective Lincoln Perry se retrouve dans la ligne de mire des enquêteurs à cause d'une ancienne histoire de jalousie. Innocent mais cumulant au fur et à mesure des preuves de culpabilité, il va devoir découvrir par lui-même qui est l'assassin et remonter ainsi à une ancienne affaire de viol et de meurtre à laquelle Jefferson a été lié.

     Le verbe

    On utilise le mot "choqué" à tort et à travers. Les gens sont choqués en voyant qu'un retrait automatique de cinquante dollars a été effectué sur leur compte à leur insu, choqués d'apprendre que leur shih-tzu pure race n'est rien d'autre qu'un batard, choqués que leur chaîne préférée ne figure pas dans leur super-bouquet télévisé. Ces gens racontent n'importe quoi. Ils sont surpris, pas choqués. Le choc, c'est ce qu'on ressent quand on vous présente une impossibilité absolue comme une vérité indéniable. Le choc, c'est ce qu'on ressent quand un flic trouve vos empreintes sur des billets que vous n'avez jamais touchés. (p.216)
    Mon complément
    Un livre cadeau de la part de Suzanne de http://www.chez-les-filles.com/

    Voilà un policier de chez policier. Du grand suspens, un mélange de Stephen King, de Michael Connelly, de Ian Rankin, vous voyez le genre ? Ici, un ancien meurtre, un innocent désigné coupable qui macère sa vengeance dans son trou comme une vieille liqueur à donner des tourments et voilà ce qu'il faut pour doser une cruelle intrigue. Le héros est tout à fait crédible et nous vivons avec lui les affres de la torture mentale qu'il subit. Je vais certainement me mettre à lire les deux autres livres de ce jeune auteur pour le moins ingénieux avec ses deux précédents titres : "La Mort du privé" et "Et que justice soit faite".

    Cadavre d'état - Claude MARKER


    Le livre
    Date de Parution : 2009
    Editions Carnets nord
    400 pages

    Le sujet

    France. Années 1990. La cadavre d'un conseiller de Matignon est retrouvé au ministère de l'intérieur. Il en est discrètement transporté pour être découvert sur le parking désert d'une grande surface de banlieue.

    Le verbe

    Nuls, inefficaces, incapables de discerner les problèmes, de les poser avec rigueur, d'imaginer une solution, de l'appliquer avec courage et détermination.
    Et satisfaits d'eux-mêmes, et d'eux seuls. Se battaillant comme des chiots, mais comme eux, se pourléchant les uns les autres et ne se plaisant que dans leur engeance, s'amnistiant par avance de tout, responsables de rien, s'étant accordé tous les droits, une fois pour toutes, comme phraser à creux, promettre et mentir à tire-larigot, se goberger comme futaille, voler... Avec, pour les bas boulots, qui fatiguent, et les combines, qui rissquent, des tacherons, répartis en partis, syndicats, associations... Avec, à l'horizontale et à la verticale, en diagonale, en zig et zag, des coteries, sectes, sous-sectes... Tous brigants s'autocélébrant, se cooptant, népotifiant, décourageant et écartant quiconque sait, sait faire, ose penser. (p.66)
    Mon complément :

    Un livre cadeau de la part de Suzanne de http://www.chez-les-filles.com/

    L'extrait que j'ai choisi illustre bien dans quelle histoire nous sommes conviés : manigances en tout genre, jeux de rôles pour un duel du pouvoir, rien n'est laissé au hasard. De l'humour, une histoire d'amour un peu "too much" pour être plausible cependant, des rebondissements, le tout dénonce un bon cocktail qui tient en haleine une bonne partie de la journée, voire de la nuit, car, comme tout bon polar, le secret n'est délivré qu'à la fin !

    J'ai aimé le style gouailleur, les bons mots d'argot et aussi l'humour. Certains ont imaginé que l'auteur, dont la véritable identité est cachée sous un pseudo pouvait être Bernard Tapie : ils ont effectivement beaucoup d'imagination !!! Je ne crois pas que ce soit lui, en aucune manière, mais je penche plutôt pour quelqu'un du ministère de l'intérieur, ou très proche. Mais peu importe, l'intérêt au fond est de découvrir l'envers du décor, et c'est plutôt bien raconté.

    Les mots inconnus :
    • coruscant = brillant
    • nepotisme = tendance d'un homme occupant une haute position à favoriser les membres de sa famille
    Lien externe

    Les belles endormies - Yasunari KAWABATA


    Le livre

    Date de Parution : 1970
    Titre original : Nemuneru bijo
    Editions Albin Michel
    180 pages

    Le sujet

    Japon. Une curieuse maison close offre à de vieux messieurs des jeunes filles sciemment endormies pour la circonstance, auprès desquelles ils peuvent passer de chastes nuits à rêver à leur jeunesse et se préparer à affronter le temps qui passe.

    Le verbe

    En fait, on parle de passé lointain, mais chez l'homme mémoire et réminiscences ne peuvent sans doute être qualifiées de proches ou lointaines en fonction uniquement de leur date ancienne ou récente. Il peut arriver que, mieux qu'un fait de la veille, un évènement de l'enfance, vieux de soixante années, soit conservé dans notre mémoire et resurgisse de la façon la plus nette et la plus vivante. (p.32)
    Mon complément
    J'ai reçu ce livre reçu dans le cadre du wabi-sabi swap de la part de Fanyoun que je remercie chaleureusement car sans elle, je serais passée à côté d'un auteur qui m'était jusqu'alors inconnu.

    Au delà du sujet soumis à controverse puisque le lieu où se situe le récit est une maison close, et cela, même si les relations sexuelles sont, a priori, prohibées, ce roman est de toute beauté. Nous assistons aux réflexions d'Eguchi, un homme de 67 ans qui, bien que ressentant encore toute sa virilité, accepte le respect de la règle de l'étrange maison de plaisirs : ici, la seule consommation permise est celle du souvenir.
    La peau, l'odeur jeune des filles, peut-être apportent-elles aux tristes vieillards de cette espèce pardon et consolation. (p.119)
    Point de pénétration autre que celle de la pensée dans le bassin de la mémoire. La chambre, avec ses tentures rouges, me fait l'effet d'un utérus. A chaque nuit qu'il passe dans la maison, auprès d'une nouvelle fille, Eguchi retrouve une sorte de maternité : il retrouve le souvenir des filles qu'il a connues, celui de sa mère, et aussi de ses propres enfants.

    Un roman qui nous emporte à la rencontre de notre poésie intérieure, celle de nos vrais désirs, et peut-être aussi, à la rencontre de l'intuition que nous sommes au fond toujours seuls face à notre propre conscience des choses et des êtres.