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Les arbres d'orgueil - Gilbert Keith CHESTERTON



Le livre

Titre original : The trees of pride
Date de parution : 1922
Traduction française par Lionel Leforestier
Editions Le promeneur (Gallimard, collection "Le cabinet des lettrés")
130 pages

Le sujet

Cornouailles. Epoque indéterminée (mais sans conséquences). Le squire Vane possède en son domaine d'étranges arbres au feuillage qui ressemble à des plumes de paon, importés d'une mystérieuse terre étrangère. Une légende les accompagne et la population locale les tient pour responsables de nombreux maux, voire d'apporter la mort : ces arbres là ne sont-ils pas capables d'avaler un homme ? Vane prétend que tout cela ne sont que sornettes et un soir, promet de passer la nuit auprès des arbres pour prouver qu'il ne lui arrivera rien. Il ne reparaît pas. Les proches enquêtent sur les causes de cette inexplicable disparition. Des indices leur arrivent qui ne sont pas des preuves pour autant...

Le verbe
Non seulement cette silhouette lui était étrangère, mais elle était étrange en elle-même. C'était celle d'un homme encore jeune, qui semblait d'ailleurs plus jeune que ses habits, qui n'étaient pas seulement élimés mais depuis longtemps démodés-des habits d'une étoffe assez commune, mais portés de façon peu commune. Il était vêtu en effet d'une sorte d'imperméable léger, qu'il avait peut-être mis pour aller en mer, mais qui, retenu au cou par un seul bouton, avec les manches qui ballaient au vent, ressemblait plus à une cape qu'à un manteau. Il s'appuyait d'une main osseuse sur un bâton noir, et de son chapeau à large bord s'échappaient une mèche ou deux de cheveux noirs. Il avait un visage basané mais assez beau, sur lequel flottait une sorte de sourire embarrassé, à moins qu'il ne s'agît de l'esquisse d'un ricanement. (p.20)
Mon complément
Voici une petite histoire mi-policière mi-fantastique qui se lit facilement non sans une certaine inquiétude : Vane est-il bel et bien la victime des arbres venus d'ailleurs et qui sont capables d'absorber un homme dans leur tronc ? Mais l'auteur brouille les pistes, jouant au ping pong entre les indices et les intuitions. Ne pas croire ce que l'on voit mais laisser parler son coeur, ou plutôt sa raison. Voilà la morale de l'histoire.

Une lecture plaisante avec un bémol : je n'ai pas aimé le manque d'explication des liens entre Barbara, la fille du squire et John Treherne, le poète : au début du récit, ils semblent ne pas se connaître (cf l'extrait ci-dessus), et à la fin on apprend qu'ils sont mariés. A moins de supposer que Barbara soit atteinte d'un trouble de la mémoire - ce qui n'est pas explicitement admis, j'ai dû loupé un épisode... ou alors, je dois être trop tatilonne avec certains détails qui ne tiennent pas la route.

Sinon (pour une fois) j'avais deviné la chute !

2 commentaires:

L'or des chambres a dit…

Le sujet de ce livre attise ma curiositée... Par contre l'auteur, je ne connais pas du tout.
Est ce que la description de la nature a une grande importance dans ce livre ??? Ou est ce que c'est plutôt l'histoire policière ? J'adore les (très) longues descriptions de la nature... Si toi aussi tu apprécies je te conseille un livre que j'ai véritablement adorée : "la source cachée" d'Hella S. Haasse, magnifique !

Wictoria a dit…

Chesterton est du début du 20è (1874-1936) : il est le "père" du détective Père Brown (52 nouvelles chez Omnibus). Je pense que je vais me laisser tenter :) !!!

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