
parution en novembre 2010
Editions Fayard (livre de poche)
350 pages
Le sujet
De nos jours, dans un patelin du Jura, le corps d'un directeur d'usine de fabrication de planches est retrouvé dans une pièce fermée de l'intérieur, la tête et les mains écrasées sous une presse. Le début de l'enquête confiée à la gendarmerie conclut à un accident, mais une lettre anonyme fait intervenir la PJ de Besançon. Tandis que le commissaire est cloué par une mauvaise grippe, le jeune enquêteur cumule les témoignages et découvre de nouveaux indices.
Le verbe
Mon complément- Voici la presse tragique. Je suppose que les gendarmes vous ont montré les photos. Moi je n'ai rien vu. D'après ce que j'ai compris, Verdoux a été retrouvé ici, la tête écrasée entre les plateaux.(p 71)
Je ne suis pas déçue par la lecture de ce livre qu'une amie m'a prêté : j'en ai aimé le rythme, assez vivant grâce aux nombreux dialogues. L'enigme tient la route, les descriptions (parfois trop nombreuses) permettent de se faire une idée des lieux (une usine sur plusieurs bâtiments), pas mal de personnages également et j'avoue que parfois, on ne sait plus "qui est qui".
L'auteur aurait peut-être pu décrire un peu plus les moments chaleureux : le repas, donner quelques recettes à la manière de ce que font les auteurs de polars historiques que je connais comme Jean-François Parot ou Jean d'Aillon, ceci afin de donner plus de "couleur" à la noirceur de son histoire.
Quelques manques à combler notés ici et là, mais dans l'ensemble, c'est quand même mieux que certains livres que j'ai pu lire d'auteurs très connus et absolument affligeants. Pour moi le livre tient la promesse de l'évasion et c'est tout ce que j'attends.
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